17 nov. 2012

Interview chat Lionel Davoust

L'Alchimie des mots, le 2 novembre, a organisé une rencontre avec Lionel Davoust, sous forme d'une interview-chat ouverte à tous.
J'y étais ("Kam'Ui")
C'était passionnant.


L'Alchimie des mots est un forum de lecture et d'écriture littéraire. Je dois bien avouer que je ne connaissais pas ce site avant de voir l'annonce de l'interview-chat (sur le blog de L. Davoust, et rappelé sur son compte twitter @lioneldavoust)
Ça a l'air intéressant, même si pour le moment Cocyclics me suffit largement dans le même genre. Je compte tout de même regarder ça de plus près dès que j'en trouverai le temps. À noter que le design du site vient d'être refait, et j'aime vraiment bien (la bannière notamment est juste magnifique)

Je laisse à Lionel Davoust le soin de se présenter lui-même, ce qu'il fait très bien dans cette interview-chat, que je vous conseille évidemment de lire.


Un grand merci à Selene pour cette retranscription, et évidemment pour avoir organisé et modéré cette rencontre.

Cette discussion a été l'occasion d'aborder des sujets comme l'écriture, évidemment, mais aussi la question des adaptation d'oeuvres fantasy au cinéma (le Seigneur des Anneaux, Bilbo) ou bien à la télévision (Trône de Fer) De nombreuses choses, un échange passionnant, les réponses de Lionel Davoust sont très intéressantes.

Bref. Je vais terminer par un extrait. Au risque de me répéter, je vous conseille d'aller lire l'intégrale ;)

Lionel
Déjà, tout est important quand même; mais souvent, en imaginaire et en particulier en fantasy, puisqu'on est dans un autre monde, on a tendance à mettre l'importance sur le monde. Non. "Story is character", dit Elisabeth George, et je pense qu'elle a raison. Le monde est capital dans une histoire de fantasy, mais il ne doit pas être envahissant ni devenir la star à la place de la vraie histoire, à mon sens. Plus particulièrement, la différence pour le background est une différence de langage entre médias. En littérature, je peux dire "Trois ans passèrent alors que Bob le paysan apprit l'art de l'épée avec son maître avant de partir tuer le dragon". En littérature, je peux explorer les états d'âme du personnage. Je suis dans sa tête. L'image ne peut pas (à moins d'employer la voix off) et donc doit jouer sur un tout autre langage. C'est comme au théâtre. On doit comprende de ce que les gens disent, et seulement ça. En revanche, au cinéma, si je veux retranscrire la grandeur de Minas Tirith, bah je la montre, et c'est plié.
Les médias ont donc des langages différents. A mon sens, dans une oeuvre de fiction, il doit toujours y avoir une histoire. Les guides touristiques sur les mondes fictifs ne m'intéressent pas (et je considère que cela n'intéresse pas mes lecteurs). C'est l'affaire du fan, qui va aller lire les annexes.
Donc, oui, tu peux faire du gros background en littérature, beaucoup moins en cinéma. En cinéma, tu es grandement limité à la description opérante, c'est-à-dire, mise en action dans l'intrigue. Mais après, se pose la question de l'intérêt de faire des kilos de background sur un monde imaginaire. C'est très amusant à écrire, mais je pense que ça n'est pas très amusant à lire. Donc, l'un dans l'autre... On revient à l'histoire.

Je conclus en remerciant à nouveau Lionel Davoust et l'équipe de l'Alchimie des mots pour cette interview-chat.
D'autres interview-chat sont disponible sur le forum, également très intéressantes, avec des auteurs comme par exemple David S. Khara ou Sire Cédric.

Ah.
Les deux premiers romans de la trilogie Leviathan (La Chute, et La Nuit) me regardent du haut de la PAL avec un air de reproche.
Il faut que je retourne lire.

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